QUELLE HEURE EST-IL ?

AUJOURD’HUI NOUS EN SOMMES VRAIMENT À L’HEURE OÙ NOUS AVONS LE DEVOIR PRIER LES SAINTS ET ST-MICHEL POUR LE SALUT DE NOTRE MONDE !

Le monde est de plus en plus enfermé dans des fausses acceptations, et de fausses conceptions du christianisme qui s’ingénie à pasteuriser toutes les interrogations troublantes, sous le prétexte que les procédures expulsent les finalités et que les techniques nettoient les convictions. La Révélation chrétienne demeure la plus radicale élevée en faveur de l’être humain.

À condition toutefois, que les chrétiens aperçoivent à temps, pour les refuser énergiquement, le rôle ambigu qui leur échoit ou qu’on voudrait leur assigner, ils ne sont pas le dépotoir sacré de tous les refoulements occasionnés par la société positiviste, dans lequel s’entasseraient pêle-mêle tous les débris…  Ils ne sont pas non plus en proie à une crise institutionnelle, et pour lesquels l’actualité se prend d’un immense intérêt, parce que ce spectacle piquant et désolant sert d’exutoire aux véritables questions posées par une société contemporaine, et qui seraient insoutenable en vérité.  Ils n’acceptent ni cette fonction de récupération ambiguë, ni ce rôle théâtral.

Le temps est à la PURIFICATION et à la VÉRITÉ toute pure !!!  Les plus avertis et les plus intrépides des chrétiens savent secouer énergiquement tous les conformistes et dénoncer les injustices criantes.  Le Pape François est en excellent modèle !   Mais malheureusement, pour plusieurs, souvent dans de louables intentions — l’apologétique du caméléon– ils succombent à cette maladie de l’identité qui leur fait accepter peureusement, par crainte d’avoir à trancher sur les autres, l’emprisonnement de la pensée contemporaine.  Le verrou est célébré sous le nom de « sécularisation » qu’ils ruminent leur fidéisme intérieur et fignolent leurs inoffensives liturgies, quitte à inventer un prophétisme d’incarcération, qui leur donne l’illusion de la liberté.

Le salut de Jésus-Christ n’est-il pas plutôt dans le refus de cet enfermement, c’est-à-dire dans l’insurrection permanente de la foi, au nom même de la passion pour le réel, pour tout le réel ?

Jésus, vient nous sauver de tout le rachitisme spirituel. Vient rendre au monde un fier service que de lui porter, à temps et à contretemps, cette Bonne Nouvelle moins que jamais dépassée. Viens-nous redire qu’il est temps de purifier notre monde de toutes saletés et ignominies, mais que Tu seras toujours là avec nous ainsi que Marie ta Mère, Saint Michel et tous ses anges …

Ps Joanne-Marie de la Croix

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LA PRIÈRE D’ABANDON

Cet essentiel, il me paraît cristallisé dans la PRIÈRE D’ABANDON !

Oh ! je sais :  il y a une manière de de la réciter, routinièrement, qui en fait édulcorer la signification de don total et sans réserve (ce qui advient aussi pour le « Pater » quotidien).

Mais, à la relire à genoux, devant le Saint-Sacrement, comment ne pas voir qu’elle est la prière même de Jésus à son Père, la prière même du Sauveur, envoyé par le Père pour sauver l’humanité, du Sauveur dont chaque démarche de sa vie signifie : « Père, non pas ma volonté, mais la vôtre » ?

Cette prière d’Abandon nous dit tout du Père de Foucauld et de sa manière d’être apôtre.

Elle nous dit d’abord le primat de Dieu, Dieu le tout.  Dieu l’absolu.

Elle nous dit sa Paternité souveraine.

Elle nous dit la Configuration au Fils, tel qu’Il a été suscité par le Père pour sauver les humains.

Le « faites de moi ce qu’il vous plaira », nous savons bien à quoi cela a conduit le Maître et, à sa suite, les apôtres de tous les temps… À un OUI inconditionnel à la volonté du Père, au fur et à mesure des jours et des événements, et qui fait cheminer peu à peu le disciple comme le Fils vers ce lieu « où il ne voulait pas aller ».

Le « pourvu que votre volonté se fasse, en moi, et en toutes vos créatures » implique une attitude contemplative qui lit dans chaque événement, le vœu du Père de sauver, et l’appel au OUI du Fils pour travailler au salut.

 Le « comment », ici est bien moins important que le fait.  La première question à nous poser, la seule et honnête, est celle-ci : « Ai-je, à la suite du Frère Charles, et au sein de ce monde qui paraît si éloigné de s’inquiéter du dessein de Dieu sur lui, ai-je commencé, au moins dans le désir, à répondre à cet appel que j’ai reçu du Frère Charles, mais qui est l’Appel même de Jésus à tous les siens : « Être sauveur avec Jésus » ? »

Nous avons à comprendre que la réponse à cet appel exige une disponibilité constante de l’âme et au monde, dans l’oubli non moins constant de soi, et à travers des faits qui sont d’autant plus exigeants qu’ils sont quotidiens ?

Une disponibilité qui, dans tous les cas, requiert une attention sans réserve à la rencontre du prochain, et de l’événement :  voilà le sens de l’appel.

Une disponibilité qui a fait du Père de Foucauld, à la suite de Jésus, un pauvre parmi les pauvres…. Sa mission est un oui sans réserve au fur et à mesure des signes et des appels…

« L’Imitation est inséparable de l’Amour, tu le sais; quiconque aime veut imiter : c’est le secret de ma vie.  J’ai perdu mon cœur pour ce Jésus de Nazareth, crucifié il y a dix-neuf cents ans, et je passe ma vie à chercher à L’imiter autant que le peut ma faiblesse. (Beni Abbès, mars 1902)»

 PRIONS

Seigneur Jésus, par l’intercession du Frère Charles, séduit nos cœurs pour que nous ayons le désir de t’imiter, te suivre et de te servir.  Que notre prière d’Abandon ne soit pas dite du bout des lèvres !  Amen

Ps Joanne-Marie de la Croix

EN MÉMOIRE DU CHRIST

Jésus a été jusqu’à la fin de l’Amour, d’un Amour infini, tout puissant.  Il a demandé, Il a obtenu de demeurer sur terre jusqu’à l’achèvement de son Corps mystique, jusqu’à ce qu’il y ait des cieux nouveaux, une terre nouvelle et que tout soit consommé dans l’Unité.  Il a conçu dans son Cœur le dessein du sacerdoce avec des hommes combien faibles et oublieux. Il a réalisé cependant son dessein.  L’action de grâce se fait tellement exultante qu’on ne sait plus comment contenir l’élan du cœur ébloui.  Tout est à nous dans cette petite Hostie, signe de Vie suspendue au-dessus des passions et des abîmes du monde mourant, signe d’Unité, signe d’Amour invincible plus fort que toutes les haines.

Mais nous ne pouvons qu’adorer cette Hostie et comme alors Elle demeure loin.  Qui peut nous reprocher le désir qu’Elle devienne notre chair et qu’ainsi, nourris efficacement, nous devenions un Seul Corps nous vivions de ce Pain.  Notre-Seigneur attend, Lui qui nous inspire de vouloir l’aimer !  Comment ne pourrait-il ne pas entendre l’écho de son propre désir d’Unité : « Père, qu’ils soient un en nous ».  Et Il donne à la terre des dispensateurs de l’Hostie.

Les prêtres reproduisent Jésus en donnant toujours de nouvelles hosties à la faim du peuple et en creusant cette faim par d’autres hosties encore (le désir ne s’accroît-il pas avec la possession de Jésus Eucharistie ?) Mais ce n’est rien encore.  Ils reproduisent Jésus par leurs propres dispositions, agir en Son Nom.  Agir en Son Nom, c’est-à-dire faire ce qu’Il a fait comme Il l’a fait.  Il faut y avoir union, identité entre Jésus et ses prêtres.

En réalité Jésus veut être là tout Seul dans le prêtre.  Il veut qu’il y ait en eux quelque chose de l’anéantissement avec lequel son humanité s’est ouvert et abaissé sous la divinité qui s’en empara totalement.

Un prêtre est un homme mangé… qu’une soif d’identification au Christ qui le brûle et lui enlève à jamais tout repos.  Le sacerdoce doit lui être une souffrance… que jamais il ne puisse trouver de satisfaction, car s’il a entrevu la tâche infinie qu’il faut accomplir. Le prêtre doit être ben malheureux d’être encore ce qu’il est : un pauvre homme.  Et il se doit aussi d’être heureux et de chanter que le Seigneur est sa Miséricorde car nulle part comme dans le sacerdoce, la coopération de Dieu et de l’homme n’est aussi étroite.

Quelle vie bienheureuse est celle du prêtre qui, tous les jours, revivant comme toujours actuelles les grâces de son ordination, recommence chaque matin d’être prêtre !

ps Joanne-Marie de la Croix

LA MYSTIQUE PROFONDE DU FRÈRE CHARLES

« Oui, mon cher Ami (Père Peyriguère), notre œuvre peut se faire partout, se laisser à Jésus pour qu’en nous il s’immole et prie, pour qu’en nous il achète la rédemption de l’Islam… Que nous soyons « aux écoutes » du bon Dieu mais à chaque instant, faisons-nous une âme capable de répondre aux appels quels qu’ils soient, ou plutôt que Lui-même nous fasse cette âme capable de le suivre jusqu’au bout »

C’est à la suite de cette lettre que le Père Peyriguère, de retour du Sahara et avant de se rendre au Maroc, vint rendre une visite au séminaire d’Issy.  Il fût noté que : « nous étions trop pris par la Règle de 1800 des Petits Frères du Sacré-Cœur et sans expérience suffisante pour comprendre que l’interprétation du Père Péyriguère était plus proche de l’Intuition du Frère Charles et de la manière dont il avait été conduit à la réaliser dans les dernières années de sa vie »

Il importe de comprendre le sens profond et si riche où il faut prendre le mot et la chose à la suite du Père de Foucauld.

« Dans un cas comme dans l’autre, on est avant tout des « contemplatifs », des « priants » et des « immolés » … au service de l’Islam, pour le rachat de l’Islam.  Pour ma part. pour ma part, le moment où je me sens le plus à fond missionnaire de la manière que je veux l’être, ce n’est pas quand dans mon dispensaire la foule des indigènes m’entoure… C’EST LA NUIT, DANS MA PETITE CHAPELLE, QUAND, LE CHRIST QUE JE PORTE EN MOI PAR LE FAIT DE MON SACERDOCE ET DE MON CHRISTIANISME, JE ME LAISSE À LUI POUR QU’EN MOI QUI ME SUIS FAIT TOUAREG, IL SE FASSE TOUAREG LUI-MÊME, ET QUE DEVENU AINSI À SON TOUR, EN MOI ET PAR MOI, IL PRIE ET S’IMMOLE POUR SES FRÈRES AFIN QUE LE PÈRE UN JOUR LES AMÈNE TOUS AU SALUT PAR LE FILS.  Voilà la mystique profonde de mon apostolat et de ma vie de chaque jour »

 « Sanctifier Son nom, Le laisser régner en nous, faire Sa volonté, et travailler à ce que les autres âmes fassent de même, c’est toute ma vie : que ce soit notre vie à tous ! » (Tamanrasset, 8 janvier 1913)

PRIONS

Par l’intercession du Frère Charles de Jésus Seigneur, fait ne nous des priants, des contemplatifs, des immolés, pour notre monde d’aujourd’hui. Amen.

ps Joanne-Marie de la Croix

LA VÉRITÉ SAUVE !

Dans le monde d’aujourd’hui, des millions de personnes sont privées de pain vivant de la vérité, et ceci, nous n’avons pas le droit de le supporter.  Nous le supportons beaucoup trop facilement.  En prendre son parti, ce n’est pas aimer.  Il ne s’agit pas ici de combattre, il s’agit de SAUVER.  On pense trop généralement qu’il n’y a pas d’espace entre le confit et la complicité.  Il y en a un, c’est l’Amour.  L’amour qui va à tous les êtres sans faiblesses ; l’amour qui ne prends pas son parti de voir les personnes en dehors de ce qu’il sait être la vraie vie et qui cherche à les aider à réaliser entre elles cette vie-là.  C’est à ce niveau seulement que notre charité sera une charité authentique.

Mais si la première des charités est de donner la vérité, cette vérité doit être donnée dans la charité.  Il y a une façon de servir la vérité, qui, précisément, parce que qu’on ne la sert pas dans la charité, finit par faire du mal à la vérité.  Nous sentons très bien qu’il peut y avoir quelque chose d’impur dans notre manière de servir la vérité… : la vérité devient notre affaire, son triomphe devient notre triomphe.  Ici, ce n’est plus elle que nous servons, c’est nous.  Nous sommes satisfaits de posséder la vérité alors que les autres ne la possèdent pas.  Nous en sommes propriétaire !  Et nous nous étonnons que l’autre ne soit pas heureux de recevoir ce que nous avons à lui donner… Il est évident que cette attitude est facilement blessante car elle affirme en face de lui la prétention à une supériorité.  Elle risque de susciter l’hostilité.

La véritable attitude est bien différente.  Moi, je suis aussi pauvre que l’autre ; par moi-même, je n’ai absolument rien.   La vérité n’est pas MA VÉRITÉ, elle m’a été donnée, et je devrais sentir combien je la reçois mal.  C’est pourquoi je dois simplement lui rendre témoignage avec le sentiment que j’en suis très indigne.  Loin de dire aux autres : « Faites comme moi », j’ai tous les avantages à dire : « Imitez Jésus-Christ, Lui est la vraie Vie.  Je ne suis qu’un témoin imparfait qui s’est mis à sa suite.  Ce dont je témoigne m’a été donné, me dépasse infiniment, et c’est le bien commun de tous les humains. » Ainsi je peux servir la vérité dans l’humilité, sans humilier la Vérité !

Nous voyons donc que l’union de la Charité et la Vérité est quelque chose d’intimeMAIS IL FAUT ALLER ENCORE PLUS LOIN…. NON SEULEMENT C’EST UNE FORME DE CHARITÉ QUE DE DONNER LA VÉRITÉ, MAIS LA VÉRITÉ ELLE-MÊME EST CHARITÉ, CAR SON OBJET C’EST L’AMOUR !

 La Vérité que le Christ nous révèle, c’est que Dieu est Charité, puisqu’en Lui l’Amour existe éternellement; nous sommes sauvés qu’en tant que terme d’un acte d’Amour rédempteur ; c’est que nous devons nous aimer les uns les autres comme le Christ nous a aimés.  Et c’est cette vérité dont nous nous sommes appelés à témoigner !

ps Joanne-Marie de la Croix

Retraite

Notre Seigneur a vécu à Nazareth dans la solitude des cénobites, au désert dans la solitude des ermites ; dans sa vie publique, jeté par la volonté de Dieu dans le monde, il se réserve de nombreux moments de retraite et de solitude.  À son exemple, embrassons, selon la vocation que Dieu nous donne, soir la solitude des cénobites, soit celle des ermites, soit si Dieu nous donne la mission d’exercer la vie apostolique cette triple retraite, cette triple solitude qui consiste dans la solitude continuelle de l’âme adorant Dieu dans le sanctuaire  intérieur d’elle-même, de la solitude quotidienne de l’âme se recueillant d’une manière particulière à certaines heures, dans la solitude accidentelle de l’âme passant des jours entiers, des périodes entières dans la retraite et la prière.

« Le soir venu, me retirais loin de cette foule à laquelle je m’étais si pleinement consacré le jour, et, cherchant la solitude, je m’enfermais avec Vous dans une maison hospitalière, ou bien j’allais dans la montagne, sur quelque sommet désert, et je passais la nuit en prière.

De tout manière, je passais la nuit dans le recueillement, le silence, à l’écart des foules, dans la veille et la prière.

C’est l’exemple que je vous laisse.

C’est pour vous que j’ai agi ainsi.  Moi, qui suis assez maître de moi, pour être partout comme seul avec mon Père, je n’ai besoin ni besoin de solitude pour me recueillir, ni de silence pour Le prier.  Au milieu des foules, en parlant, je suis aussi uni à Lui que dans la plus profonde solitude.

C’est pour vous donner l’exemple que j’ai passé tant de nuits, dans une veille solitaire, à prier mon Père sous le ciel étoilé ou dans le secret d’une chambre close.

Passez la plus grande partie de vos nuits à veiller dans le recueillement et le silence, en vous abîmant en Dieu. » (Retraite à Ephrem)

 

JE RESTERAI SEUL,

HEUREUX, TRÈES HEUREUX,

D’ÊTRE SEUL AVEC JÉSUS

SEUL POUR JÉSUS.

(Tamanrasset 1905)

« Oui j’ai besoin de repos, mais pas dans le sens que vous pensez.  Ce n’est pas la solitude spirituelle qui me pèse, c’est le manque de solitude matérielle.  Quelques jours de silence au pied du tabernacle, voilà ce que je me sens le besoin ! » (14 septembre 1904)

PRIONS

Par l’intercession du Frère Charles de Foucauld, Seigneur donne-nous le désir de nous retirer à l’écart à tes pieds pour être seul avec Toi pour nous refaire.  Notre âme a soif de Toi Seigneur !

ps Joanne-Marie de la Croix