LA COMMUNION

Dans les années 1970 et suivantes, il est demandé à tous les prêtres d’utiliser le nouveau Rituel de la messe à l’exception des prêtres âgés.

En France, un vent de renouveau liturgique souffle, mais il va s’accompagner, dans de nombreuses paroisses, d’une entreprise systématique de désacralisation de l’action liturgique et des églises.

On abandonne le latin et le chant grégorien, les chorales qui chantent disparaissent rapidement. Certains curés vont vider les églises paroissiales de tous ce qui leur semble rappeler un passé désormais révolu : on supprime les tables de communion, les chemins de croix, les agenouilloirs, les bénitiers et la plupart des statuts ; clochette, encens… on efface tous les éléments symboliques de la liturgie; cette tourmente iconoclaste, méprisant tout ce qui concerne les traditions de l’Église catholique et la « piété populaire » va profondément scandaliser les fidèles. « C’est le Concile qui a exigé ses réformes… » il n’est pas étonnant que de nombreux fidèles aient déserté ces lieux tristement défigurés !

Et certains prêtres ne se sont pas arrêtés là: non, c’est dépassé de se mettre à genoux pour recevoir l’Eucharistie ainsi; on va lancer une nouvelle mode : recevoir la communion debout et dans la main. Selon le principe bien connu « faites-le, on le fera », la mode de se propage rapidement, d’autant qu’elle est souvent imposée sans ménagement ni explications, si ce n’est par ces mots péremptoires : « C’est le concile…! ».

Nous faut-il préciser que cette manière de faire ne se trouve recommandé dans aucun texte du Concile ni dans les lettres ou encycliques des pontifes romains qui ont suivi.

La communion dans la main a été inventée et souvent imposée par une large fange du clergé français à partir de 1965 environ et elle s’est propagée peu à peu en France et hélas à l’étranger.

Il ne convient pas de taxer la communion dans la main de pratique indigne en soi, mais il n’est pas suffisant pour valider cette pratique actuelle non plus : ce serait tomber dans un « archéologisme » irréfléchi. Si elle a été abandonnée, ce n’est pas sans raisons.

« Qu’on ne pose pas l’Eucharistie dans les mains des laïcs, mais uniquement dans leur bouche » Aujourd’hui encore dans les églises orientales, le rite met le pain et le vin consacrés directement dans la bouche du communiant.

Cette évolution dans la manière de recevoir de Saint Sacrement s’explique par le constat de certains abus les dangers de profanation, mais surtout par la conscience d’un respect croissant pour ce Sacrement : « Plus encore que la crainte d’abus éventuels, ce dut être le respect croissant à l’égard du Sacrement qui conduisit à placer l’hostie sur les lèvres. » (Joseph-André Jungmann, Liturgie III, p. 314)

Il existe aujourd’hui un indult pour communier dans la main, mais l’esprit de cet indult est celui d’une simple tolérance : ce n’est pas parce que une pratique est tolérée qu’elle devient bonne et opportune. Il existe des raisons objectives, fondées et est toujours valable, qui explique pourquoi depuis plus d’un millénaire, l’Église a opté définitivement pour une certaine façon de donner la communion, la sainte Eucharistie étant plus touchée que par les mais les ministres consacrés où des ministres approuvés par la sainte Église.

Voici quelques raisons :

  • Assurer au mieux le respect du Saint-Sacrement
  • Exprimer la présence réelle et la révérence due au sacrement
  • Manifester symboliquement le caractère reçu et non du sacrement

Ainsi s’exprime plusieurs textes romains récents. Nous devons avoir les idées claires sur ce sujet : la communion dans la main et debout n’est qu’une tolérance. À ce propos, la responsabilité des fidèles laïcs est immense : si les prêtres peuvent exposer les raisons de préférer la communion dans la bouche, ils ne peuvent l’imposer ; ce sont les fidèles qui peuvent librement changer leur manière de recevoir la sainte communion en recevant la communion dans la bouche : « Faites-le, on le fera ! »

Enfin, À de nombreuses occasions, on a pu vérifier les papes, tel que le pape François, saint Jean-Paul II, François et le pape Benoît XVI dans les grandes célébrations internationales (comme la Lourdes en 2008) qui donnait toujours la communion aux fidèles dans la bouche, l’exemple vient de haut ! « Par conséquent, il n’est pas licite de refuser la sainte Communion fidèle, pour la simple raison, par exemple qu’il désire recevoir l’Eucharistie debout où à genoux. » (Redemptoris Sacramentum, # 91,2004)

Par ailleurs, il est bon de rappeler que ce même pape à demander que les fidèles fassent un geste d’adoration (au moins une inclination…) avant de recevoir le corps du Christ que selon la parole de Saint-Augustin : « Adore d’abord Celui que tu vas recevoir : Il est ton Seigneur et ton Dieu. »

Dans le Coeur de Jésus

ps Joanne-Marie de la Croix

DIEU A PARFOIS DE DRÔLES DE FAÇONS DE RÉPONDRE À NOS PRIÈRES…

J’ai toujours entendu parler du silence de Dieu. Lorsqu’on l’appelle et qu’il ne répond pas, lorsque nous lui demandons et qu’il semble absent, qu’il n’exauce pas. Il y a un vide dans nos vies et nous crions : « où es-tu seigneur ? » « Pourquoi ton silence ? »  Avez-vous déjà vécu cette expérience ?

Moi, voilà maintenant 35 ans déjà, mon fils nouveau-né a été hospitalisé.  Les choses n’allaient pas bien, il était près de la mort. Dieu se taisait et ne répondait pas à mes prières. J’ai voulu lui rendre visite, le voir face à face, dans le Tabernacle. Je suis donc allé au sanctuaire et je me souviens de ce moment, qui m’impressionne encore. Je me suis arrêtée devant le Tabernacle. J’étais seule avec Jésus. J’ai presque crié : « aide-moi moi, sauve mon fils » ! Un court silence, et j’ai entendu une voix, comme sortie du Tabernacle qui répétait : « aide-moi ! »

Pendant un instant, qui m’a paru une éternité, je n’ai pas su comment réagir. C’est alors que j’ai senti une main posée sur mon épaule et j’ai entendu une voix qui répétait : « aide-moi ! »

Me retournant, j’ai vu devant moi une personne et infirme qui me regardait avec un air de profond de détresse.  Tendant la main, il m’a dit : « aide-moi, je suis incapable de travailler, je peux à peine marcher. »  Pendant une seconde je me suis demandé si cela était la préfiguration de ce que deviendrait mon fils… Était-ce la réponse de Jésus pour lui ? J’ai regardé Jésus dans le Tabernacle je Lui ai dit : « Toi tu tires toutes les ficelles et tu peux tout !  Fais ce que tu as à faire et moi j’en ferai autant. »

Je me suis sentie heureuse en comprenant ce qu’il me demandait : être ses mains, ses pieds sur cette terre; consoler, aimer, être miséricordieuse.

Sa réponse était simple : m’oubliez un peu penser davantage aux autres. Tout le reste, le nécessaire, me sera donné par surcroît.

J’ai aidé cette brave personne et je ne l’ai jamais revu. Cela a été une expérience inoubliable. Dieu a de très belles façons de répondre à nos prières.

Ce qui se passe, c’est que parfois nous n’en n’avons pas conscience. Trop concentrés sur d’autres choses, nous n’y prétend pas attention.

J’ai connu beaucoup de personnes qui trouvent leur répondre dans la Bible, d’autres les sages conseils d’un prêtre. Moi je les trouve dans la Bible, les prêtres, le Tabernacle, la prière et la confiance que Dieu ne m’abandonnera pas. Monfils aujourd’hui À 35 ans, il va très bien ! Merci Seigneur, Tu connaissais mes besoins bien avant que je te les expose. 

« Tu me connais mieux que moi-même, Tu es plus intime à moi-même » comme le disait si bien Saint-Augustin

ps Joanne-Marie de la Croix

PRIONS POUR NOS PRÊTRES !

« SEIGNEUR QUE PEUX-TU ME DONNER ? »

Le Seigneur peut nous donner des serviteurs !  Bénédiction pour nous afin qu’ils puissent rassembler notre famille chrétienne !

Nous sommes invités aujourd’hui, en cette fête de la sainte Famille, à la joie; à être des « Isaac » (joie) pour nos prêtres, figures de pères, qui nous rassemblent afin d’être capable de former cette grande famille humaine que Dieu veut rassemble comme ses enfants.  C’est grâce à nos prêtres que nous pouvons espérer entrer dans l’Amour trinitaire…

De l’extérieur, notre famille est ordinaire, comme toutes autres familles formées par les différentes religions mais c’est par la grâce de l’Esprit-Saint que nous reconnaissons que notre Dieu à nous qui fait proche de chacun de nousPar ce petit Enfant-Dieu incarné dans la crèche pour nous sauver personnellement, Il vient vivre avec nous !

Et Dieu n’a pas dit son dernier mot : son grand désir est de créer l’unité entre nous autour de cet Enfant– Dieu présent au cœur de nous- c’est ce qui fait de notre famille une famille sainte, capable d’apprendre à vivre l’Évangile que nos prêtres nous enseignent.

Animée par le prêtre, nous prions ensemble, nous célébrons l’Eucharistie, chantons, demandons pardon… apprenons le don de nous-même.  Certes nous avons notre lot de souffrances, mais Jésus est là au milieu de nous, par l’Intermédiaire du prêtre, qui nous aide à marcher sur le chemin de Jésus jusqu’à la Croix.

Prions pour tous les prêtres de notre monde afin qu’ils sachent conduire le peuple de Dieu, forment à suivre le chemin, à contempler Jésus pour que nous puissions correspondre à la grande famille sainte catholique et apostolique de notre Sauveur.

Prions :

Seigneur Jésus, présent au très saint Sacrement,

Tu as voulu rester parmi nous au moyen de tes prêtres,

Fais que leurs paroles ne soient que les tiennent,

Que leurs gestes soient les tiens,

Que leur vie soit un reflet de la Tienne.

 

Qu’ils soient les hommes qui parlent à Dieu des hommes

Et parlent aux hommes de Dieu.

Qu’ils ne soient pas craintifs dans le service,

En servant l‘Église comme Elle veut être servie.

Qu’ils soient des hommes, des témoins de l’Éternel dans notre temps,

En marchant par les sentiers de l’histoire

Du même pas que Toi et en faisant le bien à tous.

 

Qu’ils soient fidèles à leurs engagements,

Jaloux de leur vocation et leur donation,

De clairs miroirs de leur identité propre et qu’ils vivent dans la joie du don reçu.

 

Je te le demande par Sainte Marie Ta Mère :

Elle a été dans ma vie et sera toujours présente

Dans la vie de tes prêtres.

AMEN     (Benoit XVI)

Ps Joanne-Marie de la Croix

JE ME TIENS À LA PORTE ET JE FRAPPE

Ô Pasteur plein de tendresse, l’amour de vos enfants vous a donc tellement pressé que, insatisfait d’être mort une fois immolé l’autel du Calvaire, vous avez voulu encore au moyen de ce divin Sacrement vous tenir caché sur les autels de vos églises, afin d’être plus près de nous et de pouvoir ainsi frapper toujours à la porte de nos cœurs et d’en obtenir l’entrée !

Ô ! Si je savais savourer votre compagnie comme en jouissait votre sainte Épouse, qui vous disait dans les Cantiques : Me voici assise à l’ombre de Celui qui faisait l’objet de mes désirs. Si je vous aimais, au très aimable Jésus-Hostie, je vous aimais véritablement, moi aussi, je souhaiterais de rester sans interruption, le jour, la nuit, auprès de Vous ; et là, toute proche de vous et immobile en présence de votre Majesté voilée sous l’ombre apparente des espèces sacrées, moi aussi, je goûterais les Célestes délices et ce bonheur ineffable que goûtent les âmes et éprises d’amour pour vous !

De grâce attirez-moi par l’odeur de vos idéaux et de l’amour immense que vous manifestez dans ce Sacrement. Oui, faites-le mon Sauveur et j’abandonnerai tous les plaisirs de la terre, pour courir au Sacrement qui renferme votre divine Personne.

Je vous adore. Roi de mon cœur et véritablement Amant de mon âme, Pasteur, trop plein de tendresse pour vos enfants ! Je m’approche aujourd’hui de ce trône de votre amour, et, n’ayant pas d’autres choses à vous offrir, je vous présente mon misérable cœur, afin qu’il soit consacré tout entier à votre amour et à votre plaisir.

Avec ce pauvre cœur, je peux vous aimez ; avec ce cœur, je veux vous aimer de tout mon pouvoir, de toute ma capacité. Attirez-le donc à vous, attachez-le aussi complètement à votre volonté, que dorénavant je puisse m’appliquer avec joie les paroles de votre cher disciple, qui se disait lié des chaines de votre amour : moi Paul captif du Christ de Jésus.

Unissez-moi toute à vous, Seigneur, il fait que je m’oublie moi-même, afin que je parvienne un jour à perdre heureusement toutes choses, et à me perdre moi-même, pour vous trouver, vous seul, en vous aimant sans fin.

Je vous aime, Ô Dieu fait Sacrement pour l’amour de moi ! Je m’attache à vous, je m’unis à vous ; faites que je vous trouve, faites que je vous aime, et ne vous séparez jamais plus de moi.  Amen.

Dans le Cœur de Jésus !

ps Joanne-Marie de la Croix

LA SAINTE FAMILLE vu par le frère Charles de Foucauld

Pour faire Charles, qui vit à Nazareth en ermite plongé dans l’adoration eucharistique, le thème central de sa contemplation de la fuite en Égypte sera de demander de savoir y adorer le divin Enfant comme Marie et Joseph : « que ma vie s’écoule comme la vôtre, ô bénis parent, dans une contemplation et une adoration que rien ne puisse interrompre. »

La Sainte Famille a pris le chemin de l’exil, dès qu’elle a reçu l’ordre de l’ange de quitter Bethléem et Charles de Foucauld la suit jusqu’en Égypte. Marie et Joseph sont soumis, dans leur corps à la fatigue, à la douleur, aux rigueurs de la saison, à la pauvreté et à la pénitence, mais, dans leur cœur, ils sont heureux, bienheureux car ils ont Jésus avec eux.  Ils sont tellement perdus dans la contemplation du divin Enfant, que leur âme nage dans paix. Le regard de Jésus, qu’ils tiennent tour à tour dans leurs bras, et sans songer à l’avenir dont ils laissent à Dieu, ils se noient et s’abîment dans la contemplation, l’amour, l’adoration du si doux Enfant.

L’adoration de frère Charles n’est pas seulement admiration devant le mystère ; elle le pousse à demander d’être associé à cette fuite en Égypte pour pourvoir ainsi partager le bonheur, l’amour et l’adoration de Marie et Joseph pour l’Enfant Jésus. De la sorte, il espère pouvoir posséder pleine pleinement ce Jésus, en ce qu’il voit « d’unique nécessaire » de la vie qu’il vit à Nazareth même et qu’il avait désirée depuis longtemps.

« Cela a été l’avis de vos saints parents : c’est la vie à laquelle vous m’appeler : ne regardez les choses extérieures comme des apparences, fantômes, des images, qui passe comme celle des lanternes magiques, et les laisser passer, se déroulant en fermant les yeux sur elles et en ne les ouvrant que sur vous, ô Jésus, en restant toujours, toujours, quoi qu’on fasse, où qu’on soit, perdu, noyé, abîmé en vous, seul être, et unique nécessaire, en vous, en vous notre tout, ô bien-aimé et suave, chéri, si doux Enfant Jésus, […] !

Il est tellement convaincu de cela il demande à Dieu non seulement d’aimer et d’imiter Jésus pendant la journée, mais même aussi durant la nuit. Cette demande de pouvoir partager le don de Dieu et d’être remplis de la vie divine de Jésus, il étendra à tous les hommes, car tous sont frères de Jésus.

Les méditations de 1899 sont marquées par ses recherches de discernement au sujet de son ordination sacerdotale et elles sont centrées davantage sur la croix, qu’il voit à l’horizon de ce nouvel état de vie. Le bonheur d’être conduit par Dieu a un prix. Ce bonheur passe toujours par le chemin de la croix, à la suite du Fils de Dieu, qui a prédit la croix « quand il a promis à ceux qui quittent tout pour le tout suivre, dans le ciel la vie éternelle, sur la terre le centuple ce qu’il laisse, avec des persécutions… […]  Ne nous étonnons pas si nous trouvons de la part des hommes d’autant plus de persécutions, de contradictions, que nous nous efforçons davantage servir Jésus. Plus nous suivrons de près le divin Maître, plus nous partagerons son sort.

Le frère Charles veut aimer la croix, « compagne nécessaire de Jésus ici-bas ». D’un côté, elle donne Jésus, qui s’est tellement lié à la croix, non seulement Calvaire, mais dès sa naissance que depuis son entrée dans le monde jusqu’à la fin des temps et on le ne reçoit ici-bas qu’avec avec la croix et, de l’autre, elle est à la fois la mesure de notre amour pour Dieu les l’imitations de notre Bien-Aimé, imitation qui est un besoin naturel et nécessaire pour l’amour.

À la lumière de la croix, il regarde Marie et Joseph sur la route de l’Égypte au milieu de mille dangers et il ose affirmer qu’ils sont heureux car, par la croix, ils arriveront à la lumière. Leur chemin sera le nôtre, appelés que nous sommes, comme eux, non seulement à porter notre croix, mais à aider les autres à porter la leu, moyen indispensable pour qu’ils puissent procurer la gloire de Dieu et parvenir à son amour. Avec la Sainte Famille, nous sommes, en outre, invité à prier pour nos persécuteurs ; ils méritent même un amour tout spécial, comme les instruments dont Dieu se sert pour nous faire cette si douce faveur, ce si grand bien de la persécution.

 Si la fuite en Égypte est un mystère de croix et de lumière, il faut le recevoir comme Saint-Joseph et l’accepter avec la même obéissance que lui : une obéissance silencieuse, immédiate, parfaite, courageuse. Il se tait intérieurement et extérieurement ; silence complet intérieur et extérieur, le silence de l’Amen. Il obéit immédiatement dès qu’il entend la Parole de Dieu dans son cœur, il se jette sans un instant de retard dans l’accomplissement de son commandement, avec toute l’ardeur de son amour. Son obéissance parfaite, courageuse : Saint-Joseph a besoin ici d’un grand courage, non seulement pour surmonter les tentations qui peuvent l’assaillir, mais pour entreprendre et faire entreprendre à son Fils divin via son ÉPOUSE chérie, au milieu de la nuit, parmi les dangers de toutes sortes, un si long, si pénible, si difficile voyages.

Prions: Seigneur rends-nous ouverts aux persécutions comme moyen de salut pour nos âmes et notre monde !  Fais de nous des êtres de l’AMEN , silencieux et obéissant à l volonté de Dieu !

Ps Joanne-Marie de la Croix

EXPLOSION D’AMOUR

Seigneur Jésus, je vous bénis et je vous loue car vous êtes toujours présent au milieu de nous par l’Eucharistie et je vous adore dans toutes les Eucharisties qui se célèbrent maintenant dans le monde.

Seigneur Jésus, je vous bénis et je vous loue car Vous avez montré la gloire de Votre Eucharistie à travers toutes les guérisons que vous avez accomplies.  C’est vrai que les aveugles voient, que les paralysés se remettent debout.

Seigneur Jésus, je vous bénis et je vous loue de me faire participer à vos souffrances pour m’identifier à vous. Mais vous connaissez mes faiblesses. Donnez-moi le courage avec vous de ne jamais me plaindre mais de rester toujours dans l’Amour et dans la Paix.  Et puisque vous m’avez placé ici au cœur du monde, je vous apporte tous les malades de ce monde, les souffrants de toutes sortes… Je vous offre les médecins, les chirurgiens, les infirmières, et tous les aidants naturels de ce monde…

Je vous bénis pour leur compétence, pour leur gentillesse. Et je vous demande de les bénir à l’approche de ce nouveau Noël où plusieurs d’entre eux seront au service des plus petits, ainsi que leurs familles, de votre Esprit d’Amour et de Paix.  Je vous prie tout particulièrement pour ceux et celles qui ne comprennent pas le sens de leur souffrance.

Pour ceux et celles qui vivent leurs souffrances dans l’aigreur et dans l’amertume et surtout pour les personnes qui les vivent dans la révolte contre vous, vous avez tout pris sur Vous.  Seigneur je vous demande pour eux la lumière de votre Esprit Saint.  Donnez-leur de saisir que la souffrance vécue avec vous, remplis de votre Esprit, est la plus formidable explosion d’Amour qui peut encore changer quelque chose à notre monde.

Seigneur Jésus, je vous bénis, et je vous loue, vous que faites tressaillir nos cœurs de la bienheureuse Espérance.

Et Vous Marie, notre Reine !  Marie maman chérie !  Jésus nous a tous confiés à votre sollicitude maternelle, à votre prière.  Je vous confie aujourd’hui les personnes qui souffrent le plus, que dans la crèche vous y voyez couché à côté de l’Enfant-Dieu chacune d’elle pour que vous puissiez lui prodiguer vos maternelles tendresses. Mais je vous demande aussi cette grâce de pouvoir dire oui avec vous à toutes les exigences de l’Amour ! Amen

LE CŒUR DE MARIE À LA RECONQUÊTE DU MONDE

Satan a gagné la première manche, nous le savons. Il a refoulé Marie au « désert » avec son enfant [dont parle Ap 12), désert où Elle refait ses forces, celles de l’Amour régénérateur dans le silence de la patience.

Le désert, une allégorie récurrente dans l’Écriture. Sa richesse est l’Oasis. Le Cœur de Marie est cet Oasis. C’est ce qui s’est passé au Cénacle avant l’envoi de la première Pentecôte. La seconde est à notre porte. C’est pourquoi depuis des années, Marie « refuge des pêcheurs » invite toutes les personnes de bonne volonté à rentrer dans le vaste cénacle, enclos, de son Cœur Immaculé inaccessible à la rage du Démon.

C’est encore le « Jardin » du cantique des cantiques où œuvre l’Esprit Saint, pour former en priorité les fidèles du Christ. C’est ce jardin délices du Cœur de Marie où se complaît le Saint Esprit qui fait, de proche en proche, refleurir le désert.

LES MOYENS DU TRIOMPHE

Le moyen, c’est Marie ! Il n’y avait pas d’autres. Si Jésus l’a écouté et suivie pendant trente années, c’est bien pour nous montrer qu’Elle est le « chemin aisé, court, parfait, assuré, pour déboucher sur la Trinité où les richesses de leur amour nous attendent.

La Trinité ? Marie offre l’accueil, le pardon, la réconciliation, la joie du Père céleste « riche en miséricorde »; la lumière, la fécondité, l’école de sanctification de l’Esprit Saint ; le salut, la vie éternelle en Jésus-Christ par les sacrements de son Église. D’où la demande de Marie, à chaque apparition, d’une chapelle, pour être régénérer en son Fils. Parmi ces moyens, elle insiste sur la prière, dans le Rosaire, école de méditation et de témoignage évangéliques, tels que les ont vécus son Fils et Elle. De la Rue du Bac à Fatima, le ne cesse de le préconiser.

Le père Louis-Marie Grignon de Montfort assure que les « saints des derniers temps former dans le Sein de Marie avanceront au milieu du monde, le chapelet dans une main et la croix dans l’autre » au milieu de toutes les persécutions, pour être victorieux. Notre-Dame insiste enfin sur la consécration.

La consécration est, faut-il le rappeler, la réinsertion dans le giron du sacré de ce qui s’en est échappé. Le pécheur prend la grâce et se stérilisent. Pour vivre de Dieu et en Dieu et en recueillir sa fécondité spirituelle, il est nécessaire de se greffer sur Lui en tirant parti du Baptême qui en est la première forme et en s’en remettant délibérément, par des actes appropriés, à Dieu par Marie. Dieu est la sainteté même. On se consacre, on s’immerge totalement en Lui, dans une communion plénière comme exprime Saint-Paul : « ce n’est plus moi qui vit, mais Lui vit en moi. »

Rappelons que se consacrer à Marie comme Elle le demande, ç’est se consacrer à la Trinité où elle est pleinement sanctifiée. Les grâces à attendre seront grandes, puisque ce sont Marie et la Trinité qui agiront et nous donneront la victoire du salut du monde. Mais il faut les deux. Dieu ne peut pas triompher sans nous ! Comme Jésus n’a pas pu nous sauver sans Marie, prototype miraculeusement préservé d’une humanité perdue. Souvenons-nous de la devise de Saint Jean-Paul II : « Totus Tuus » : Tout à fait toi, ô Marie, en Dieu; de sa consécration vécue en permanence, de celle de toutes les Nations visitées qu’Il a consacré à la Vierge, comme la France à Lourdes en août 1983.

L’église, les chrétiens souffrent aujourd’hui pour avoir négligé ces exemples providentiels, pour n’avoir pas écouté leur Mère si aimante. Ne soyons donc pas étonnés de l’apathie la partie du monde. S’il comprenait la grâce extraordinaire de notre consécration qui nous configure à la Trinité souveraine et commence notre divinisation dès ici-bas !

Croyons-le fermement, car Marie ne peut nous tromper et Dieu renier l’Écriture qui sont les plus sûrs garants du triomphe rappelé et promis à Fatima : le triomphe prophétisé dès la genèse arrivera, sûrement, quand un nombre suffisant de personnes, non seulement fera la consécration demandée, mais lorsqu’elle la vivra, chaque jour, chaque instant, comme on ne peut réciter le chapelet sans en imiter les exemples de la vie du Christ et de Marie médités. Car tout a été perdu par la déconsécration de Lucifer, mais tout a été reconquis par la consécration de la petite et fidèle Marie, par sa parfaite consécration sainte Trinité.

Il y a aucun autre chemin ni refuge qui nous ait été donné pour nous affranchir de la menace du Mauvais. S’il y avait eu un meilleur moyen, Dieu nous l’aurait donné. Ainsi, j’attends encore Jean-Paul II achever sa célèbre homélie à Fatima, en citant le livre de Judith : «… Quelle grâce immense a été faite à l’homme lorsque est apparu à l’horizon de notre foi le Signe grandiose : une Femme !» « En agissant résolument sous le regard de Dieu, Tu es intervenue pour empêcher notre ruine (Jdt 13,20). En vérité, dans toute l’Église, dans le cœur de tout homme et dans le monde entier, nous pouvons répéter : sois bénie, ô Marie, Fille du Très-Haut, notre très douce Mère, entre toutes les femmes de la terre ! »

Dans le Coeur de Jésus

ps Joanne-Marie de la Croix